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Tome premier.
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CAMPAGNE DE l8l2,

plus propice celle que semblaient lui offrir lesévènements d’Espagne et les embarras qu’ils sus-citaient à Napoléon .

Le cabinet de Vienne commença donc avecsécurité les préparatifs de la guerre. L’entrevued’Erfurt augmenta les alarmes des ministres del’empereur François; mais comme leurs arme-ments n’avaient pas encore atteint le degré dematurité convenable , ils résolurent de dissimulerenvers la France . Ils réussirent même à endormirl’empereur Napoléon, qui, rassuré parleurs pro-testations, ne craignit plus de porter en Espagne la majeure partie de ses forces. Profitant de cescirconstances, l’Autriche poussa ses armementsavec une vigueur qui ne laissait plus de doutessur la nature de ses projets.

L’empereur Napoléon désirait sincèrement,éviter une nouvelle guerre, qui devait faire unediversion fâcheuse à ses affaires en Espagne .Mais toutes ses démarches, pour en venir à unaccommodement, ne furent considérées par lesAutrichiens que comme un aveu de sa faiblesse,et ne servirent cpi’à les fortifier dans leurs pro-jets, en leur persuadant qu’ils prendraient laFrance au dépourvu.

Le rôle que la Russie avait à jouer devenaitdifficile. D’un côté, il n’était pas de son intérêt