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Tome premier.
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CHAPITRE I.

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par Napoléon , eut pour résultat la sanglante ba-taille d’Essling , où les Français furent battuset rejetés au-delà du fleuve. Le second passagefut plus heureux pour l’empereur des Français .L’armée autrichienne , ayant accepté la batailledans les plaines de Wagram, éprouva une dé-faite complète, qui fut suivie d’un armistice,précurseur de la paix.

Pendant ce temps, le cabinet de Pétersbourgn’était pas demeuré dans l’inaction. Un corps de3o à 4o mille Russes avait pénétré dans la Gal-licie, et avait aidé les Polonais à conquérir cetteprovince. L’armée autrichienne qui la défendaitse replia en Moravie .

Les efforts du seul allié que l’Autriche eût àcette époque ne furent pas heureux, et ne pa-raissent point, il faut en convenir, avoir étésagement combinés. L’expédition anglaise contreWalcheren ne forma qu’une diversion impuis-sante , et fut presque sans but comme sans ré-sultat.

L’Autriche sentit enfin qu’il n’y avait de salutpour elle que dans la paix. En la signant àSchœnbrunn , elle se vit forcée à consentir denouveaux sacrifices. Elle perdit encore trois mil-lions et demi d’habitants. Napoléon se réservaà lui-même la Carniole, le Frioul autrichien ,