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« cette marche usurpatrice. Tracée par l’aveugle« caprice, sans règle ni plan, sans aucun égard« pour les rapports politiques anciens et nou-« veaux, la nouvelle ligne des frontières tra-ce versa les pays et les rivières, enleva aux pro-« vinces du centre et du midi de l’Allemagne toute« communication avec la mer du Nord, passa« l’Elbe, sépara le Danemark de l’Allemagne , se« fixa même sur la Baltique , et parut tendre à« aller rejoindre la ligne des forteresses prus-« siennes sur l’Oder, que la France occupait en-« core. Et cependant cet acte de violence, quoi-« qu’il entamât sans ménagement tous les droits« et toutes les propriétés, toutes les lignes de« démarcations géographiques, politiques et mili-te taires, donnait si peu au pays occupé le carac-« tère d’un territoire fermé, qu’on fut obligé de« regarder cette démarche comme le prélude d’in-« justices plus grandes encore, par lesquelles la« moitié de l’Allemagne devait devenir une pro-« vince française , et Napoléon maître réel du« continent. »
Cette nouvelle réunion était d’autant plus cho-quante , quelle englobait aussi les possessionsdu duc d’Oldenbourg, proche parent et allié dela maison impériale de Russie .
L’empereur Alexandre , se renfermant dans le