Cil A. PI TB E I.
ces heureuses que les événements de la guerrepouvaient lui présenter. Pour suivre la politiquela plus conforme à ses vrais intérêts, le cabinetde Vienne dut donc se résigner à conclure unealliance, qui, en mettant à la disposition de laFi’ance un corps de 3 o mille hommes avec 60 ca-nons , réservait du moins les forces de la monar-chie pour être employées selon les circonstances.Le traité, qui établissait cette alliance, fut signéà Paris le 2 (i 4 )mars.
Il ne restait plus à Napoléon qu’à s’assurer dela Suède ; mais toutes les tentatives qu’il fit poury l’éussir n’eurent point de succès. Nous avonsvu que la paix de Fridrikshamm avait réservéà la Suède l’importation du sel et des denréescoloniales. Napoléon avait refusé de reconnaîtrecette stipulation, et la Suède s’était vu obligéed’y renoncer par le traité de Paris , qui terminases différends avec la France et lui restitua laPoméranie . Cependant, malgré ce traité, le com-merce entre l’Angleterre et la Suède continua,à cause de la configuration des côtes Scandinaves très-favorables à la contrebande. Napoléon, ir-rité , accusa le ministère suédois de connivenceavec ses ennemis, et vers la fin de l’année 1810il le somma péremptoirement de déclarer enforme la guerre à l’Angleterre. Le cabinet de
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