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C/fMPAGSE DF. 181-2.
Stockholm , que l’approche de l’hiver privait dessecours de l’Angleterre, céda à la volonté duplus fort. A cette époque , les Suédois , ayantporté le maréchal Bernadotte à la successionau trône,on crut généralement que ce généralfrançais ne manquerait pas d’attacher irrévoca-blement cette puissance au système de la France .Mais le nouveau prince royal, s’identifiant auxintérêts de la nation qui l’avait choisi, n’eut plusen vue que ses devoirs envers sa nouvelle patrie.D’un autre côté, l’Angleterre traitait amicalementles navires suédois, malgré la déclaration deguerre. Cette conduite ne fit qu’exaspérer da-vantage Napoléon. Dès Farinée 1811, ses cor-saires reçurent la permission de courir sur lesbâtiments suédois, et au mois de janvier 1812les troupes françaises occupèrent la Poméraniesuédoise et File de Ruggen.
Toutefois Bonaparte ne perdait pas encore l’es-poir de ramener la Suède à son alliance. Il luifit proposer de lui restituer la Poméranie , et delui faire rendre la Finlande , à condition qu’elleferait sérieusement la guerre à l’Angleterre etqu’elle lèverait une armée de 3o à 4o mille hom-mes pour attaquer la Russie , Mais le cabinet deStockholm savait trop bien qu’il ne pouvait ac-cepter cette alliance sans renoncer à son indé-
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