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Tome premier.
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CHAPITRE I.

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pendance ; et, pour la maintenir, il se détermina,au contraire, à s’unir étroitement à la Russie . Letraité entre cette dernière puissance et la Suède ,fut signé à Pétersbourg le mars (5 avril). Lapossession de la Norvège y fut assurée à la Suède .L’on devait préalablement proposer au Dane-marck d’accéder à cette alliance, en consentantà renoncer à la Norvège , contre une indemnitééquivalente, prise sur les provinces d’Allemagne limitrophes à ses possessions dans ce pays. Encas de refus de sa part, un corps de 35 milleRusses devait aider les Suédois à conquérir laNorvège : cette opération achevée, q .5 à 3o milleSuédois, et 1 5 à 20 mille Russes auraient ététransportés sur les côtes de l’Allemagne , afind’exécuter une diversion sur les derrières de lagrande armée française.

Napoléon , tout en hâtant ses préparatifs, dé-sirait encore endormir le cabinet de Saint-Péters-bourg , à l’approche de la grande crise : pour yparvenir, il crut devoir lui témoigner encore ledésir de négocier. Le colonel Czernicheff, aide-de-camp de l’empereur Alexandre, qui avait étéchargé de plusieurs communications confiden-tielles entre les deux souverains, se trouvaitpour-lors à Paris : dès le lendemain du jour dela signature du traité avec la Prusse, Napoléon