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Tome premier.
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CHAPITRE I.

7 !

ne serait pas uniquement pour les Anglais , maiségalement réparti entre les deux'puissances com-merçantes : enfin, quant au quatrième point,Napoléon proposait de conclure un traité decommerce qui, en maintenant le fond du tarifde 1810, l’établît de manière à ménager lesintérêts de la Russie , sans blesser ceux du corn-;merce français .

Il était évident que cette nouvelle ouverturen’avait été mise en avant qu’en vue de faireprendre le change au cabinet de Pétersbourgsur les véritables intentions de la France , et delui inspirer assez de sécurité pour l’engager àsuspendre ses préparatifs de défense. L’empe-reur Alexandre sentait trop bien que les griefsavoués ne portaient que sur des accessoires ; maisque le fond de la querelle qui divisait les deuxçmpires, consistait dans la domination arbitraireque la France s’arrogeait sur toute l’Europe.D’après cela, on n’eût pas avancé grand’choseen observant le redressement des griefs susmen-tionnés , car la question principale, celle du pou-voir dictatorial de la France sur toutes les autrespuissances, n’était susceptible d’être résolue quepar la voie des armes. En effet, d’un côté, Napo-léon n’aurait jamais voulu renoncer à ses préten-tions, et, de l’autre, l’empereur Alexandre n au-