CHAPITRE II. l4^
point la masse de ses forces ; d’ailleurs, dans lecas même où l’ennemi eût commis la faute des’engager dans la direction de Mittau , l’arméerusse, se portant de Wilna sur Chawli, se met-tait en mesure d’opérer sur ses communications,et de le rejeter dans la presqu’île formée par lapartie occidentale de la Courlande . La directionsur Neswige ne présentait pas moins de dangersà Napoléon, qui était trop habile pour s’engagerainsi entre l’armée russe, maîtresse de l’entre-deux du Niémen à la Willia, et les marais duPripet , où il pouvait se trouver refoulé à la suitedu moindre échec essuyé sur sa gauche. Il étaitencore moins probable qu’il portât ses principauxefforts sur Gitomir; outre le trop grand éloigne-ment de cette ligne d’opérations, elle avait en-core pour lui le désavantage majeur de livrerses communications à l’armée russe, qui se se-rait portée de Wilna à Pinsk , en profitant dutemps que l’ennemi devait employer pour se ser-rer sur sa droite vers Lublin . Si ce dernier avaitcontinué à pénétrer sur Gitomir, il n’aurait pastardé à se voir enfermé entre le Dnieper , les ma-rais et les bois du Pripet , et l’armée russe, qui,débouchant de Pinsk , aurait marché sur ses der-rières par Kowno et Ostrog.
Les manoeuvres que nous venons d’indiquer
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