CHAPITRE III.
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voust, supposé qu’il se réunît à Grouchy , n’avaitguère plus de 45 mille hommes. Le prince jugeaqu’il serait imprudent de s’engager contre unearmée supérieure en nombre à la sienne, parles chemins détestables qui, de Nicolaew, mènentà Wologin, et qui, pratiqués dans des bois et desmarais, forment des défilés presque continuels,dont les ennemis occupaient les têtes. D’ailleurs,en cas d’échec, l’armée russe n’ayant d’autrepoint de retraite que les mauvais ponts de Ni-colaew et de Kolodzino , eût risqué d’être entiè-rement détruite au passage du fleuve. Ces rai-sons déterminèrent le général en chef à renoncerà la marche sur Wologin, pour tâcher de gagnerMinsk , en se portant rapidement par Koreliczi,Mir, Nowoï-Swergenn et Koïdanow.
Dans la matinée du 23 , les troupes, qui étaientdéjà à la rive droite du Niémen , repassèrent lefleuve, et toute l’armée se rendit à Koreliczi. Ilfut ordonné à Platof de soutenir, conjointementavec le général Dorokhof, le point de Wologinjusqu’au 26, après quoi ils devaient se repliervers Nowoï-Swergenn par Kamenn , Khotowo etStolbtsy. Mais cet ordre se trouva inexécutable.Dorokhof s’était déjà replié sur Kamenn dès le22. Davoust lui-même arriva le 23 à Bobrowiczi,près de Wologin. La brigade de Pajol, qui fai-