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CAMPAGNE DE l8l2.
sait son avant-garde, poussa jusqu’à Perchai, etla brigade de Bordesoult, destinée à couvrir sadroite, se porta sur Bakchty. Platof, trop faiblepour chasser les ennemis de leurs positions, semit en retraite, en suivant la route qu’avait prisele prince Bagration .
Le 24, l’armée vint à Mir. L’on se proposaitde continuer les jours suivants la marche surMinsk , lorsqu’un rapport du général Dorokhofvint de nouveau déranger les projets du prince.Dorokhof écrivait qu’il était pressé par l’ennemi,dont le gros était déjà dans les environs de Ra-kow. Le prince, voyant que l’on ne pouvait plusgagner Minsk sans combattre Davoust, ne crutpas devoir en courir les risques. A la vérité,réuni à Platof et à Dorokhof, il pouvait se pré-senter devant Davoust avec une armée presqueégale en nombre aux 60 mille qu’il lui suppo-sait; mais les chances de la bataille eussent étéà l’avantage des ennemis. Une victoire remportéepar les Russes ne faisait que raccourcir pour euxle chemin qu’ils avaient à parcourir pour seréunir à la première armée, et Davoust se seraitreplié librement sur le gros de l’armée françaisepar Gorodok et Radochkowiczi, ou Pletchenitsaet Dokchitsy ; tandis que Bagration battu, n’ayantd’autre retraite que la route de Neswige par
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