HOR.S les Villes et Fauxb. 385qui se veut clore ensuite peut faire construire unautre mur joignant sans moyen à l’espace que lepremier a lailsé de ion héritage, hors ce mur pre-mier fait ; enfortc qu’il resteroit une ruelle qui ap-partiendroic au premier.
1 z. Si celui à qui appartient l’espace du terreinqui auroit été laissé pour le tour de l'échelle , vou-loir le remettre dans son clos, il pourroit démolirson premier mur, & contraindre 1 autre à recevoirle remboursement de la moitié de son second mur,& du fonds fur lequel il scroit bâti , ainsi qu’il estdit ci-deísus, suivant les Articles 1^4. 6 c 1 il. dela Coûtume.
1 j. C’estpourquoi, dans les cas précédens celuiqui se voudroit clore le dernier , feroit bien de fairedes offres au premier de lui payer la valeur du ter-rein de l’espace du tour d’échelle, ensemble le rem-boursement de la moitié de la valeur du mur & deson fonds , & par ce moyen rendre mitoyen le pre-mier mur ; ce qui leur épargnerait à tous deux ladépense de faire deux murs ; mais cela ne se pour-roit faire que de gré à gré, & non par contrainte.
14. Par l'Acte de notoriété, rapporté dans la neu-vième Glose ci-dessus, la largeur du tour de l'échel-le étant fixé à trois pieds, il s’ensuit que celui quivoudroit construire un Edifice sur son héritage,dont le toit auroit son égout par le côté de l'héri-tage de son Voisin, feroit tenu de laisser un espacede son terrein en forme de Ruelle, de trois piedsde large, entre la face du mur de son Edifice, & laligne qui sépare son héritage de l’héritage de sonVoisin pour recevoir les eaux du toit de son Edi-fice , & donner de la pente à cette Ruelle , pour yfaire écouler les eaux par chez lui ; en forte quel’héritage de son Voisin, n’en fut pas incommodé;