Band 
Tome premier. [1/1.]
Seite
22
JPEG-Download
 

na MÉMOIKES DE JVAPOCÉOJX.

gent sur le village de la Seine ; le projet étaitd’attaquer à minuit, afin d’éviter le feu du fortet des redoutes intermédiaires. Au moment oùtout est prêt, les représentants du peuple con-voquent un conseil pour délibérer s’il fautattaquer ou non : soit qu’ils craignissent l’issuede cette attaque, et voulussent en rejeter toutela responsabilité sur le général Dugommier;soit qu’ils se fussent laissés gagner par les rai-sons de beaucoup d’officiers qui jugeaient cetteentreprise impossible , surtout par le temps af-freux qu’il faisait, la pluie tombait par torrents.

Dugommier et le commandant d’artillerie serient de ces craintes : deux colonnes sont for-mées, et l’on marche à l’ennemi.

LeS coalisés, pour éviter l’effet des bombeset des boulets qui foudroyaient le fort, avaientl’habitude’de se tenir à une certaine distanceen arrière. Les Français espéraient arriver auxouvrages avant eux; mais les ennemis avaientétabli en avant du fort une nombreuse lignede tirailleurs, et la fusillade s’étant engagée aupied même de la môhtagne, les troupes accou-rurent à la défense du fort, dont le feu devintdes plus vifs. La mitraille pleuvait partout. En-fin, après une attaque extrêmement chaude,Dugominier qui, selon sà coutume, marchait àla tète de la i re colonne, fut obligé de céder.Désolé, il s’écrie , Je suis perdu.