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Fn effet, dans ces temps, il fallait des succès :lechafaud attendait le général malheureux.
Cependant la canonnade et la fusillade du-raient toujours. Muiron , capitaine d’artillerie,jeune homme plein de bravoure et de moyens,et qui était l’adjoint du commandant d’artil-lerie, est détaché avec un bataillon de chasseurset soutenu par la i e colonne qui le suit à portéede fusil. Il connaissait parfaitement la position,et il profita si bien des sinuosités du terrain,qu’il gravit la montagne avec sa troupe, sanspresque éprouver de perte : il débouche aupied du fort, s’élance par une embrasure ; sonbataillon le suit, et le fort est pris!
Tous les canonniers anglais ou espagnols sonttués sur leurs pièces, et Muiron est blessé griè-vement d’un coup de pique par un Anglais .
Maîtres du fort, les Français tournent aussi-tôt les pièces contre l’ennemi.
Dugommier était déjà depuis trois heuresdans la redoute, lorsque les représentants dupeuple vinrent, le sabre à la main, comblerd éloges les troupes qui l’occupaient. (Ceci dé-rcient positivement les relations du temps, qui,^ tort, disent que les représentants marchaientà la tête des colonnes. )
A la pointe du jour, on marcha sur Balagnîeret rFguillette. Les ennemis avaient déjà évacué