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MÉMOIRES DH NAPOLÉON.
toutes les troupes environnaient Napoléon; ilsvirent même leur garde les abandonner. Dès-lors Moulins se rendit aux Tuileries , et donnasa démission , comme l’avaient déjà fait Siéyès et Iloger-Ducos. Bottot, secrétaire de Barras, serendit près de Napoléon , qui lui témoignatoute son indignation sur les dilapidations quiavaient perdu la république, et insista pourque Barras donnât sa démission. Talleyrand fut chez ce directeur, et la rapporta. Barrasse rendit à Gros-Bois, accompagné d’une garded’honneur de dragons. Dès ce moment, le direc-toire se trouva dissous, et. Napoléon seul chargédu pouvoir exécutif de la république.
Cependant le conseil des cinq-cents s’étaitassemblé sous la présidence de Lucien. La con-stitution était précise, le décret du conseil desanciens était dans ses attributions : il n’y avaitrien à objecter. Les membres du conseil, entraversant les rues de Paris et les Tuileries ,avaient appris les événements qui se passaient;ils avaient été témoins de l’enthousiasme public.Ils étaient dans l’étonnement et la stupeur detout le mouvement qu’ils voyaient. Ils se confor-mèrent à la nécessité, et ajournèrent la séancepour le lendemain iq, à Saint-Cloud .
— Bernadotte avait épousé la belle-soeur deJoseph Bonaparte . Il avait été deux mois au mi-