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Tome premier. [1/1.]
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IHX-HDIT BRUMAIRE. 87

Les vents, renfermés dans les outres d’Eole,s’en échappant avec furie, n’excitèrent jamaisune plus grande tempête. L’orateur fut pré-cipité avec fureur en bas de la tribune. L’agi-tation devint extrême.

Delbred demanda que les membres prêtas-sent de nouveau serment à la constitution del’an III. Lucien, Boulay et leurs amis, pâlirent.L’appel nominal eut lieu.

Pendant cet appel nominal, qui dura plusde deux heures, les nouvelles de ce qui sepassait circulèrent dans la capitale. Les me-neurs de l’assemblée du manège, les trico-teuses, etc., accoururent. Jourdan et Augereause tenaient à l’écart; croyant Napoléon perdu,ils s’empressèrent d’arriver. Augereau s’appro-cha de Napoléon, et lui dit : « Eh bien! vous■voici dans une jolie position ! » — Augereau,reprit Napoléon, souviens-toi d’Arcole: les af-faires paraissaient bien plus désespérées. Crois-moi , reste tranquille , si tu ne veux pas enêtre la victime. Dans une demi-heure tu ver-ras comme les choses tourneront.

L’assemblée paraissait se prononcer avectant d’unanimité , qu’aucun député n osa re-fuser de prêter serment à la constitution : Lu-cien lui- m ê niie y fut contraint. Des hurle-ments, des bravos, se faisaient entendre dans