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se faisaient en bons (le réquisitions, cédules ,rescriptions, papiers de tou tes espèces avec les-quels on avait dévoré d’avance toutes les re-cettes de l’armée. Les fournisseurs, payés avecdes délégations, puisaient eux-mêmes directe-ment dans la caisse des receveurs, au furet me-sure des rentrées , et cependant ils ne faisaientaucun service. La rente était à six francs. Tou-tes les sources étaient taries, le crédit anéanti ;tout était désordre , dilapidation , gaspillage.Les payeurs, qui faisaient en même temps lesfonctions de receveurs, s’enrichissaient par unagiotage d’autant plus difficile à réprimer, quetous ces papiers avaient des valeurs réelles dif-férentes.
Le nouveau ministre Gaudin prit des me-sures qui mirent un frein aux abus, et rétabli-rent la confiance. Il supprima l’emprunt forcéet progressif (ij.
(i) La loi de l'emprunt forcé et progressif de cent mil-lions avait eu sur les propriétés des effets plus funestesencore que ceux de la loi des étages sur la liberté descitoyens. L’emprunt force et progressif pesait sur toutesles propriétés agricoles et commerciales, meubles et im-meubles. Les citoyens devaient contribuer en vertu d’unecotte délibérée par un jury, et fondée : i° sur la quo-tité de l’imposition directe; a” sur une base arbitraire.Tout contribuable au-dessous de trois cents francs n’c-