CONSULS PROVISOIRES.
IO7
Plusieurs citoyens offrirent au gouvernementdes sommes considérables. Le commerce deParis remplit un emprunt' de 12 millions; cequi dans ce moment était d’une grande impor-tance. La vente des domaines de la maisond’Orange que la France s’était réservée par letraité de la Haye fut négociée et produisit 24millions. On créa pour i 5 o millions de bons derescription de rachats de rente.
tait pas passible de cet emprunt. Tout contribuable quipayait cinq cents francs, était taxé aux quatre dixièmes,celui de quatre mille francs et au-dessus, pour la tota-lité de son revenu. La deuxième base était relative àl’opinion : les parents d’émigrés, les nobles pouvaient êtretaxés arbitrairement par le jury : l’effet de cette loi fut cequ’il devait être. L’enregistrement cessa de produire, caril n’y eut plus de transactions. Les domaines nationauxcessèrent de se vendre, car la propriété fut décriée; lesriches devinrent pauvres sans que les pauvres devinssentplus riches : cette loi absurde produisit un effet contraire àcelui qu’en avaient attendu ses auteurs : elle tarit toutesles sources du revenu public. Le ministre Gaudin ne voulutpas se coucher ni dormir une seule nuit, chargé du porte-feuille des finances, sans avoir rédigé et propose une loipour rapporter cette loi désastreuse, qu’il remplaça par■vingt-cinq centimes additionnels aux contributions di-rectes ou indirectes, qui rentrèrent sans effort, et produi-sirent cinquante millions. Les sommes déjà versées à l’em-prunt forcé, furent reçues à compte sur les centimes addi-tionnels ou liquidées sur le grand-livre.