CONSULS PROVIS01RF.S. IOC)
payables par douzième par mois du montantde leurs recettes. Dès ce moment, toutes lescontributions directes rentrèrent au trésor avantle commencement de l’exercice et en masse ;il put en disposer pour le service dans toutesles parties de la France . Il n’y eut plus aucuneincertitude que les recouvrements éprouvassentplus ou moins de retard, ou s’opérassent avecplus ou moins d’activité ; cela n’influait pas surles opérations du trésor. Cette loi a été unedes sources de la prospérité et de l’ordre quiont depuis régné dans les finances.
La république possédait pour l\o millions derentes en forêts; mais elles étaient mal admi-nistrées : la régie de l’enregistrement, préposéepour recevoir ce revenu , celui du timbre, etexercer des droits domaniaux, ne convenaitpas pour diriger une administration qui exi-geait des connaissances particulières et de l’ac-tivité. Le ministre Gaudin établit une admi-nistration spéciale. Ce changement excita desréclamations. On craignit de voir se renouvelerles abus attachés à l’ancienne administrationdes eaux et forêts. On établit, disait-on, l’admi-nistration ; on ne tardera pas à établir sa juri-diction , les tribunaux spéciaux; nous verrousrenaître tous les abus qui ont excité nos récla-mations en 1789. Ces craintes étaient chiméri-