mier travail , les consuls s’aperçurent qu’ilss’étaient trompés : Laplace ne saisissait aucunequestion sous son vrai point de vue; il cher-chait des subtilités partout, n’avait que desidées problématiques, et portait enfin l’espritdes infiniment petits dans l’administration.
— Les nominations furent faites par les con-suls d’un commun accord; la première dis-sension d'opinion eut lieu pour Fouché , quiétait ministre de la police. Siéyès le haïssait, etcroyait la sûreté du gouvernement compro-mise, si la direction de la police restait dansses mains. Fouché, né à Nantes , avait été orato-rien avant la révolution; il avait ensuite exercéun emploi subalterne dans son département, ets'était distingué par l’exaltation de ses prin-cipes. Député à la convention , il marchadans la même direction que Collot d’IIerbois.Après la révolution de thermidor, il fut pros-crit comme terroriste. Sous le directoire, ils’était attaché à Barras, et avait commencé safortune dans des compagnies de fournitures,où l’on avait imaginé de faire entrer un grandnombre d’hommes de la révolution : idée quiavait jeté une nouvelle déconsidération sur deshommes que les évènements politiques avaientdéjà dépopularisés. Fouché,appelé au ministèrede la police depuis plusieurs mois, avait pris