CONSULS PROVISOIRES. 1(3
parti contre la faction dn manège qui s’agitaitencore, et qu’il fallait détruire; mais Siéyès n’at-tribuait pas cette conduite à des principes fixes,et seulement à la haine qu’il portait à ces so-ciétés, où sans aucune retenue, on déclamaitconstamment contre les dilapidations et contreceux qui avaient eu part aux fournitures. Siéyès proposait Alquier pour remplacer Fouché : cechangement ne parut pas indispensable ; quoi-que Fouché n’eût pas été dans le secret du18 brumaire, il s’était bien comporté. Napoléonconvenait avec Siéyès , qu’on ne pouvait, enrien, compter sur la moralité d’un tel minis-tre et sur son esprit versatile, mais enfin saconduite avait été utile à la république. Nousformons une nouvelle époque, disait Napoléon;du passé, il ne faut nous souvenir que du bienet oublier le mal. L’âge, l’habitude des affaireset l’expérience, ont formé bien des têtes et modifiébien des caractères. Fouché conserva son mi-nistère.
La nomination de Gaudin au ministère desfinances , laissa vacante la place de commissaired u gouvernement près l’administration despostes, place de confiance fort importante.Elle fut confiée à Laforêt, qui alors était chefde la division des fonds aux relations extérieu-Memoires .-— Tome. /. fi