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Tome premier. [1/1.]
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II 8 MEMO IU ES VlC N APOLÉOH.

un serment à la constitution civile du clergé,ce qui était entrer dans des discussions théo-logiques, aucun prêtre n’eût été réfractaire.Mais Talleyrand et d’autres membres de cetteassemblée imposèrent ce serment, dont lesconséquences ont été si funestes à la France .

La constitution civile du clergé, devenue loide l’état, il fallait protéger les prêtres, en as-sez grand nombre, qui s’y étaient conformés,et il est probable que ce clergé aurait formél’église nationale; mais, quand l’assemblée lé-gislative et la convention firent fermer leséglises, supprimèrent les dimanches, et trai-tèrent avec le même mépris les prêtres asser-mentés et les réfractaires, on donna gain decause à ces derniers.

Napoléon, qui avait beaucoup médité surles matières de religion, en Italie et en Égypte ,avait à cet égard des idées arrêtées; il se hâtade faire cesser les persécutions. Son premieracte fut d’ordonner la mise en liberté de tousles prêtres mariés ou assermentés, qui étaientdétenus ou déportés. L’emportement des fac-tions avait été tel, que même ces deux classesavaient été persécutées en masse. — On décrétaque tout prêtre déporté, emprisonné, etc., quiferait serment d’être fidèle au gouvernementétabli, serait sur-le-champ mis en liberté. Feu