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juste, politique et utile, ce n’en serait pasmoins un malheur. En pareille circonstance,l’oubli est ce qu’il y a de mieux.
Les emplois furent donnés à des hommes detous les partis et de toutes les opinions mo-dérées. L’effet fut tel, qu’en peu de jours ilse fit un changement général dans l’esprit dela nation. Celui qui, hier, prêtait l’oreille auxpropositions de l’étranger et aux commissairesdes Bourbons, parce qu’il craignait par-dessustout les principes de la société du Manège et leretour de la terreur, prenant aujourd’hui con-fiance dans le gouvernement vraiment national,fort et généreux, qui venait de s’établir, rom-pait ses engagements , et se replaçait dans leparti de la nation et de la révolution. La fac-tioh de l’étranger en fut un moment étonnée;bientôt elle se consola, et voulut donner lechange à l’opinion, en cherchant à persuaderque Napoléon travaillait pour les Bourbons.
§ IX.
Un des principaux agents du corps diploma-tique demanda et obtint une audience de Na-poléon. Il lui avoua qu’il connaissait le-comitédes agents des Bourbons, à Paris ; que, désespé-rant du salut de la patrie, il avait pris des en-