CONSULS provisoires. . ï 29
vrai qu’il n’avait pu s’y maintenir vingt-quatreheures. Mais les chouans exerçaient leurs ra-vages jusqu’aux portes de la capitale. Les chefsrepondaient aux proclamations du gouverne-ment par d’autres proclamations, où ils di-saient qu’ils se battaient pour le rétablisse-ment du trône et de l’autel, et qu’ils nevoyaient dans le directoire ou les consuls quedes usurpateurs.
Un grand nombre de généraux et d’officiersde l’armée, trahissaient la république, et s’en-tendaient avec les chefs des chouans. Le peude confiance que leur avait inspiré le direc-toire, l’ancien désordre qui régnait dans toutesles parties de l’administration, avaient portéces officiers à oublier leur honneur et leurdevoir , pour se ménager un parti qu’ilscroyaient au moment de triompher. Plusiéursfurent assez éhontés pour en venir faire laconfidence à Napoléon, en lui déclarant avoirobéi aux circonstances, et lui offrant de ra-cheter ce moment d’incertitude par des servicesd autant plus importants, qu’ils étaient dansha confidence des chouans et des Vendéens .
Des négociations furent ouvertes avec deschefs de l a Vendée , en même temps que desforces considérables furent dirigées contreeux. lout annonçait la destruction prochaine
Mémoires.—Tome I. q