MÉMOIRES DE NAPOLÉON.
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fidélité à la république une et indivisible, fon-dée sur la souveraineté du peuple, le régimereprésentatif, le maintien de l’égalité, la libertéet la sûreté des personnes et des propriétés. »Les deux conseils se réunissaient de droit, le19 février 1800; le seul moyen de les prévenirétait de promulguer une nouvelle constitution,et de la présenter à l’acceptation du peuple ,avant cette époque. Les trois consuls et lesdeux commissions législatives intermédiaires seréunirent à cet effet en comité, pendant lemois de décembre, dans l’appartement de Na-poléon , depuis neuf heures du soir jusqu’à troisheures du matin. Daunou fut chargé de la ré-daction. La confiance de l’assemblée reposaitentièrement dans la réputation et les con-naissances de Siéyès . On vantait depuis long-temps la constitution qu’il avait dans sonporte-feuille. Il en avait laissé percer quelquesidées qui avaient germé parmi ses nombreuxpartisans, et qui de là s’étant répandues dansle public, avaient porté au plus haut pointcette réputation que * dès la constituante, Mira-beau s’était plu à lui faire, lorsqu’il disait à latribune : « Le silence de Siéyès est une calamiténationale. En effet, il s’était fait connaître parplusieurs écrits profondément pensés : il avaitsuggéré, à la chambre du tiers-état, l’idée-mèrede se déclarer assemblée nationale; il avaitpro-