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Tome premier. [1/1.]
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CONSULS PROVISOIRES. l3()

défaut de ce système, qui gênerait le gou-vernement, en l’empêchant d’employer un grandnombre d’individus propres aux fonctions ,parce qu’ils ne seraient pas sur les listes natio-nale, départementale, communale. Cependantle peuple serait privé de toute influence directedans la nomination de la législature ; il n’y au-rait qu’une participation fort illusoire et toutemétaphysique.

Encouragé par ce succès, Siéyès fit connaî-tre dans les séances suivantes la théorie de sonjury constitutionnel, qu’il consentit à nommersénat conservateur . Il avait cette idée dès laconstitution de l’an III, mais elle avait été re-poussée par la convention. « La constitution ,« disait-il, n’est pas vivante, il faut un corps« de juges en permanence, qui prennent ses« intérêts, et l’interprètent dans tous les cas dou-« teux. Quelle que soit l’organisation sociale,« elle sera composée de divers corps : l’un aura« le soin de gouverner ; l’autre de discuter et de« sanctionner les lois. Ces corps, dont les attri-« butions seront fixées par la constitution, se« choqueront souvent, l’interpréteront diffé-« remment, le jury national sera là, pour les« raccorder et faire rentrer chaque corps dans« son orbite. » Le n0 mbre fies membres futfixé a quatre-vingts, an moins âgés de qua-