CONSULS PllOVISOIIlES. t4 I
le corps-législatif; et, à cet effet, le gouverne-ment ne pourrait les proclamer que dix joursaprès leur adoption par le corps-législatif. Cesidées furent accueillies favorablement du co-mité et du public. On était si ennuyé des bavar-dages des tribunes, de ces intempestives mo-tions d’ordre qui avaient fait tant de mal et sipeu de bien, et d’où étaient nées tant de sot-tises et si peu de bonnes choses , qu’on seflatta de plus de stabilité dans la législation,et de plus de tranquillité et de repos ; c’étaitce que l’on desirait.
Plusieurs séances furent employées à la ré-daction , et à des objets de détails relatifsà la comptabilité et aux lois. Le moment vintenfin où Siéyès fit connaître l’organisationde son gouvernement ; c’était le chapiteau ,la portion la plus importante de cette belle ar-chitecture, et dont l’influence devait être leplus sentie par le peuple. Il proposa un grand-électeur à vie, choisi par le sénat conservateur ,a yant. un revenu de six millions, une garde detrois mille hommes, et habitant le palais deVersailles : les ambassadeurs étrangers seraientaccrédites près de lui ; il accréditerait les am-bassadeurs et ministres français dans les coursétrangères. Lesaetesdu Gouvernement, les lois,
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