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forte que celle de l’ennemi dans un arrondis-sement de quinze lieues, et cependant l'en-nemi fut supérieur en nombre sur le champde bataille d’Engen. Moreau éparpilla son ar-mée, et la compromit; il manœuvra par sagauche pour se réunir à Saint-Cyr, qui étaittrop loin; il fit attaquer, par Richepanse seul,le pic de Hohenhowen, qui était une positionforte. Il eût dû tenir ses troupes réunies, etmanœuvrer par sa droite, s’appuyer à Le-courbe, et couper la ligne de retraite de l’en-nemi; là il n’eût été arrêté par aucune forteposition.
3° Kray fit sa retraite, dans la nuit du 3 au 4,sur Mœskirch ; il en était éloigné de six lieues :Lecourbe n’en était éloigné que de trois lieues.Si celui-ci eût reçu l’ordre de marcher, le 4»il eût coupé l’armée ennemie, l’eût attaquéeon tête et en flanc, dans le temps que Saint-Cyr et la réserve eussent attaqué en queue; Krayeût été fort compromis, la bataille de Mœskirchn’eût pas eu lieu. Moreau est resté, le 4> oisif,sans aucune raison. Cette fatale indécisionremit en question, le lendemain, ce qui avaitété décidé à Engen, et-rendit inutile le sangversé sur le champ de bataille.
4° Sainte-Suzanne était à Donauschingenpendant la bataille d’Engen : il eût pu au