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Tome premier. [1/1.]
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ULM. -MOHKA.U.

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Deuxième remarque. Moreao. — i° Sainte-Suzanne passa le Rhin à Kelh ; Saint-Cyr, àNeuf-Brisach : ils devaient se joindre dans leBrisgaw. Moreau en sentit le danger; il rap-pela Sainte-Suzanne sur la rive gauche, pourlui faire repasser le Rhin sur le pont de Neuf-Rrisach : ce fut un faux mouvement, et non pasune ruse de guerre. La marche de trente lieues,depuis Vieux-Brisacli à Bâle et Schaffhausen ,par la rive droite du Rhin , étant fâcheuse,l’armée pressait son flanc droit au Rhin , etson flanc gauche à l’ennemi; elle était dansun cul-de-sac, au milieu des ravins, des fo-rêts et des défilés. Le feld-maréchal Kray futainsi prévenu où voulait aller son ennemi ; ileut huit jours pour se concerter; aussi fût-ilréuni en bataille à Engen et Stobach, et enmesure de couvrir ses magasins et Ulm avantle général français, qui cependant avait l’ini-tiative du mouvement. Si Moreau eût débou-ché par le lac de Constance avec toute l’armée,d eût surpris, défait et pris la moitié de l’ar-mée autrichienne ; les débris n’auraient pu serallier que sur le Necker : il fut arrivé à Ulmavant elle. Que de grands résultats! La cam-pagne eût été décidée dans les quinze premiersjours.

•i° L’armée française était beaucoup plus