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Tome premier. [1/1.]
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t()8 MÉMOIRES DE NAPOLÉON.

mandait; son effectif était de i/jo,ooo hommes,i3o,ooo sous les armes. Toute l’Italie était sousJe commandement des Autrichiens, de Rome à Milan, de l’Isonzo aux Alpes cotiennes : nile grand-duc, ni le roi de Sardaigne , ni le pape,n’avaient pu obtenir la permission de rentrerdans leurs états; le ministre Thugut retenait lepremier à Vienne, le second à Florence , et letroisième à Venise .

L’action de l’administration autrichienne s’é-tendaitsur toute l’Italie . Rien ne la contrariait:toutes les richesses de ce beau pays étaient em-ployées à raviver, améliorer le matériel de l’ar-mée , qui, fière des succès qu’elle avait obtenusdans la campagne précédente, avait à se rendredigne de fixer l’attention de l’Europe , d’être ap-pelée à jouer le principal rôle dans la campagnequi allaits’ouvrir. Rien ne lui semblait au-des-sus de ses destinées : elle se flattait d’entreF dansGènes, dansjyice; de passer le Var,de se réunirà l’armée anglaise de Mahon, dans le port deToulon , de planter l’aigle autrichienne sur lestours de l’antique Marseille , et de prendre sesquartiers d’hiver sur le Rhône et la Durance.

Dès le commencement de mars, le feld-ma-réchal Mêlas leva ses cantonnements; il laissatoute sa cavalerie, ses pares de réserve, sagrosse artillerie, dans les plaines d’Italie : tout