cela ne lui était utile que lorsqu’il aurait passéle Var . 11 mit 3o,ooo hommes d’infanterie sousles ordres des générauxWuccassowich,Laudon,lladdich et Kaim, pour garder les places etles débouchés du Splugen, du Saint-Gothard ,du Simplon, du Saint-Bernard, du montCénis ,du mont Genèvrc, d’Àrgentière, et avec 70 à80,000 hommes il s’approcha de rApenninligurien. Sa droite, sous les ordres du feld-maréchal-lieutenant Ott , se porta surBobbio,d’où il poussa une avant-garde sur Sestri deLevante, pour communiquer avec l’escadre an-glaise, et attirer de ce côté l’attention du gé-néral français . Avec le centre et le quartiergénéral, il se porta à Acqui; il confia sa droiteau feld-maréchal-lieutenant EIsnitz.
L’armée française voyait avec confiance à satête le vainqueur de Zurich ; elle était appelée àcombattre sur un terrain où chaque pas luiretraçait un souvenir de gloire. Il n’y avaitpas encore quatre ans révolus qu’elle avait,quoique peu nombreuse et dans le plus granddénuement, suppléant à tout par son courageet la force de sa volonté, remporté de nom-breuses victoires, planté en cinquante joursses drapeaux sur les rives de l’Adige , sur lesconfins du Tyrol , et porté si haut la gloire'dunom français . 1/administration avait été orga-