mai , arriva le chef d’escadron Franceschi,qui, le 24 avril, avait quitté cette ville pour serendre à Paris : témoin du passage du Saint-Bernard , il annonçait la prochaine arrivée deNapoléon sous les murs de Gênes . Cet intrépideofficier s’était embarqué à Antibes sur un bâ-timent léger; au moment d’entrer dans le port,,|sa félouque étant sur le point d’être prise, iln’eut d’autre ressource, pour sauver les dépê-ches, que de se jeter à la nage. Les nouvellesqu’il apportait remplirent d’allégresse l’arméeet les Génois : l’idée d’une prompte délivrancefit endurer avec patience les maux présents.Les ennemis de la France furent consternés,leurs complots s’évanouirent; le peuple suivaitsur les cartes exposées aux portes des boutiquesle mouvement d’une armée en laquelle il avaitplacé sa confiance, et que conduisait un gé-néral qu’il aimait : il savait, par l’expériencedes campagnes précédentes, tout ce qu’il devaiten attendre.
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