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Tome premier. [1/1.]
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9.24 MÉMOIRES DE NAPOLÉON.

« et d’attachement à la cause de nos alliés? N’y« a-t-il pas de la férocité à exiger davantage« d’une population si nombreuse, composée« de vieillards, de femmes et d’enfants, de ci-« toyens paisibles peu accoutumés aux hor-« reurs de la guerre ? «

Masséna céda enfin à la nécessité : il promitau peuple que si, sous vingt-quatre heures, iln’était pas secouru, il négocierait.Il tint parole :le 3 juin, il envoya l’adjudant-général Andrieuxau général Ott . Fatalité des choses humaines!11 se rencontra dans l’antichambre de ce géné-ral avec un officier d’ordonnance autrichienqui arrivait en poste du quartier-général deMêlas : il était porteur de l’ordre de lever leblocut? et de se rendre en toute hâte sur le Pô ;il lui annonçait que Napoléon était à Chivassodepuis le 26, et marchait sur Milan . Il n’yavait plus un moment à perdre pour sauverl’armée.

Andrieux entra à son tour; il débuta, commec’est l’usage, par déclarer que son général avaitencore des vivres pour un mois pour son ar-mée ; mais que la population souffrait, queson cœur en était ému et qu’il rendrait la placesi on consentait qu’il sortît avec ses armes, ba-gages et canons sans être prisonnier.

Ott accepta avec empressement en dégui-