de la Bocehetta, de Montefaccio eut été diffi-cile; l’ennemi, obligé de se diviser en un grandnombre de colonnes, eût pu être attaqué etbattu en détail; au lieu de vingt lieues d’éten-due qu’avait la position qu’occupa Masséna ,celle-ci n’en aurait eu que dix : l’armée enne-mie eût coupé la route de la Corniche, eûttourné toute l’armée par sa gauche ; elle se fûtemparée de Saint-Jacques, de Cadibone, deYado ; mais l’armée française fût restée en-tière et concentrée. Lorsque sa gauche auraitété forcée sur les hauteurs de Monte-Legino, ellese fût repliée sur Monte-Fayale , sous le canonde Voltri, et enfin sur Gênes .
2 0 Ou placer la gauche sur Voltri , à la Ma-done dell’aqua, le centre derrière la Bocehetta,et la droite derrière la Sturla. Cette ligne,beaucoup moins étendue, pouvait être occu-pée par beaucoup moins de troupes ; les forti-fications eussent pu être faites avec plus desoin ; plus de moitié de l’armée eût pu êtretenue en réserve aux portes de Gênes . Massénaeût pu prendre l’offensive par la rivière duLevant, par la vallée de Bisogno, par la Boc-chetta, par les montagnes de Sassello, par larivière du Ponent, et écraser les colonnes en-nemies , obligées de se diviser dans ce pays dif-ficile: