GÊNES. - M ASSÉNA. 2,35
3° Ou occuper, sur les hauteurs de Gênes ,un camp retranché, menaçant l’Italie ; en ap-puyer les flancs à deux forts de campagne, encouvrir le front par des redoutes et une cen-taine de pièces de canon, non attelées, indé-pendamment de l’équipage de campagne; enfintenir une réserve, en garnison, à Gênes . Unearmée française de 3o,ooo hommes, comman-dée par Masséna, placée dans cette formidableposition, n’aurait pu être forcée par une arméede 60,000 Autrichiens. Si Mêlas respectait cettearmée, et manœuvrait pour la couper de Nice ,cela n’était d’aucune conséquence ; Massénafût entré en Piémont . Si Mêlas eût manœuvrésur Gênes , les places de Gavi et de Seravale, lanature du terrain, ne lui eussent pas permis,ou eussent offert des occasions avantageusesde prendre l’initiative de tomber sur le flancde l’armée ennemie, et de la défaire.
Deuxième observation, i ° Gênes a ouvert sesportes lorsqu’elle était sauvée. Le général Mas-séna savait que l’armée de secours était arrivéesur le Pô : il était assuré qu’elle n’avait éprouvédepuis aucun échec, car l’ennemi se fût em-pressé de le lui faire connaître. Quand César as-siégea Alise, il la bloqua avec tant de soin ,que cette place n’eut aucune nouvelle de cequi se passait au dehors. L’époque où l’armée