MÉMOIRES DK NAPOLÉON.
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troupes françaises , avec les munitions et artillerie conve-nues, le itt juin, à quatre heures du matin. Il m’a assuré,d’une manière à n’en pas douter, que les ordres qu’il avaitreçus seraient exécutés par lui, avec toute l’exactitude et laloyauté possibles, quoiqu'il ne se soit pas caché du mé-contentement qu’il éprouve de la convention, dont Mêlasne lui a pas donné connaissance.
« Vous pouvez donc être tranquille sur son compte ,ainsi que sur celui des Anglais qui, dès hier, étaient prêtsà mettre à la voile, mais qui s’en vont de fort mauvaisehumeur : ils avaient la prétention de s’emparer de toutesles munitions et de l’artillerie; mais M. Ilohenzollern s’yest opposé, et a même fait marcher deux bataillons pourl’empécher. Nous ne pouvons que nous louer de sa fran-chise et de sa loyauté , et les Génois eux-mêmes n’ont eucontre lui aucun motif de plaintes.
« Les Anglais enlèvent tout le grain qui n’est pas dé-barqué : soixante mille charges de blé vont sortir de Gènes,[tour retourner à Livourne , quoique les négociants aientoffert six francs de gratification par charge. Cette fois, ledépit des Anglais l’a emporté sur leur cupidité; et lordKeith a déclaré qu’il allait recommencer, plus strictementque jamais, le blocus du port et de la rivière, pour sevenger sur cette ville innocente de nos victoires.
« Hier, le général Willot s’est embarqué avec un corpsformé de quelques aventuriers, et payé par l’Angleterre .Pitfliegru était attendu incessamment : c’est du comte deBussy que je le tiens. Gênes a été imposée à un million decontributions, en a déjà payé deux cent mille francs.
« La ville a cruellement souffert, et cependant elle a con-servé de l’attachement pour les Français . Dès que la con-vention a été connue, le peuple a voulu reprendre la co-