MMIENGO.
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bataille, après l’avoir coupé de l’Autriche . Laperte d’une seule bataille devait entraîner laperte totale de l’armée autrichienne , et opérerla conquête de toute l’Italie . Un pareil planexigeait, pour son exécution, de la célérité,un profond secret, et beaucoup d’audace : lesecret était le plus difficile à conserver ; com-ment tenir caché aux nombreux espions del’Angleterre et de l’Autriche , le mouvementde l’armée ? Le moyen que le premier consuljugea le plus propre, fut de le divulguer lui-même, d’y mettre une telle ostentation qu’ildevînt un objet de raillerie par l’ennemi, et defaire en sorte que celui-ci considérât toutes cespompeuses annonces comme un moyen de faireune diversion aux opérations de l’armée autri-chienne qui bloquait Gênes . Il était nécessairede donner aux observateurs et aux espions unpoint de direction précis : on déclara donc pardes messages, au corps-législatif, au sénat, etpar des décrets , par la publication dans lesjournaux, et enfin par des intimations de touteespèce, que le point de réunion de l’armée deréserve était Dijon ; que Je premier consul enpasserait la revue, etc. Aussitôt tous les espionset les observateurs se dirigèrent sur cette ville :ils y virent, dans les premiers jours d’avril,un grand état-major sans armée; et dans le