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tées par les mulets, ainsi que des forges demontagne, de sorte que la difficulté réelle àvaincre, était le transport des pièces. Mais onavait préparé à l’avance une centaine de troncsd’arbre, creusés de manière à pouvoir rece-voir les pièces qui y étaient fixées par les tou-rillons : à chaque bouche à feu ainsi disposée,ioo soldats devaient s’atteler; les affûts de-vaient être démontés et portés à dos de mulets.Toutes ces dispositions se firent avec tant d’in-telligence, par les généraux d’artillerie, Gas-sendy et Marmont, que la marche de l’artille-rie ne causa aucun retard : les troupes mêmese piquèrent d’honneur de ne point laisser^leur artillerie en arrière, et se chargèrent dela traîner. Pendant toute la durée du passage,la musique des régiments se faisait entendre ;ce n’était que dans les pas difficiles, que le pasde charge donnait une nouvelle vigueur auxsoldats. Une division entière aima mieux, pourattendre son artillerie, bivouaquer sur le som-met de la montagne, au milieu de la neige etd’un froid excessif, que de descendre dans laplaine, quoiqu’elle en eût eu le temps avantla nuit. Deux demi-compagnies d’ouvriers d’ar-tillerie avaient été établies dans les villages deSaint-Pierre et de Saint-Remi, avec quelquesforges de campagne , pour le démontage et le
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