9.58 MlÎMOIllES T)F. NAPOLÉON.
Boudet, Chambarlhac , Murat, Monnier, com-mandaient dans cette armée.
§ VIL
Le premier consul avait préféré le passagedu Grand-Saint-Bernard , à celui du Mont-Ce-nis : l’un n’était pas plus difficile que l’autre.Il y a de Lausanne à Saint-Pierre, village aupied du Saint-Bernard , un chemin praticablepour l’artillerie ; et depuis le village de Saint-Remi à Aoste , on trouve également un cheminpraticable aux voitures. La difficulté ne con-sistait donc que dans la montée et dans la des-cente du Saint-Bernard : cette difficulté était lamême pour le passage du Mont-Cenis; mais, enpassant par le Saint-Bernard , on avait l’avan-tage de laisser Turin sur sa droite, et d’agirdans un pays plus couvert et moins connu , etoù les mouvements seraient plus cachés quesur la grande communication de la Savoie , oùl’ennemi devait nécessairement avoir beaucoupd’espions. Le passage prompt de l’artillerie pa-raissait une chose impossible. On s’était pourvud’un grand nombre de mulets; on avait fabri-qué une grande quantité de petites caisses pourcontenir les cartouches d’infanterie et les mu-nitions des pièces. Ces caisses devaient être por-