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sirs , et la fortune lui arriver de tous côtés.
Le premier consul s’arrêta une heure aucouvent des hospitaliers, et opéra la descente à laRamasse,sur un glacier presque perpendiculaire.Le froid était encore vif; la descente du Grand-Saint-Bernard fut plus difficile pour les che-vaux, que ne l’avait été la montée; néanmoinson n’eut que peu d’accidents. Les moines ducouvent étaient approvisionnés d’une grandequantité de vins, pains, fromages; et en pas-sant, chaque soldat recevait de ccs bons reli-gieux une forte ration.
Le 16 mai, le général Lannes, avec les sixiè-me demi-brigade légère, vingt-huitième etquarante-quatrième de ligne, onzième, dou-zième régiments de hussards, et vingt-unièmede chasseurs , arriva à Aoste , ville qui fut pourl’armée, d’une grande ressource. Le 17, cetteavant-garde arriva à Châtillon , où un corpsautrichien de 4 à 5,000 hommes, .que fl’onavait cru suffisant pour défendre la vallée, étaiten position ; il fut aussitôt attaqué et culbuté :on lui prit trois pièces et quelques centainesde prisonniers.
L'armée française croyait avoir franchi tousles obstacles ; elle suivait une vallée assez belle,où elle retrouvait des maisons , de la ver-dure et le printemps, lorsque tout-à-coup elle