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Tome premier. [1/1.]
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MARENGO.

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gcment surpris d’apprendre que toute l’arlil-lerie française avait passé de nuit, à trente ouquarante toises de leurs remparts.

S’il eût été tout-à-fait impossible de faire pas-ser l’artillerie par la ville de Bard, l’armée fran-çaise aurait-elle repassé le Grand-Saint-Bernard ?Non : elle aurait également débouché jusqu’àIvrée , mouvement qui eût nécessairementrappelé Mêlas de Nice . Elle n’avait rien àcraindre, même sans artillerie, dans les excel-lentes positions que lui offrait l’entrée des gor-ges , d’où, protégeant le siège du fort de Bard ,elle en eut attendu la prise. —Ce fort est tom-bé naturellement au pouvoir des Français , lei er juin; mais il est probable qu’il eût été prisplus tôt, s’il avait arrêté le passage de l’armée,et qu’il en eiit attiré tous les efforts, au lieu deceux d’une brigade de conscrits commandéspar le général Chabran, qui avait été laisséepour en faire le siège. Ce dernier corps avaitpassé par le Petit-Saint-Bernard .

Cependant, depuis le 12 mai, Mêlas avaitfait refluer des troupes sur Turin et renforcéles divisions qui gardaient la vallée d’Aoste et celle du Mont-Cénis ; lui-même, de sa per-sonne, était arrivé le 22 à Turin . Le mêmejour , le général Turrcau , qui commandait surles Alpes , attaqua avec 3 ,000, hommes le Mont-