Band 
Tome premier. [1/1.]
Seite
281
JPEG-Download
 

MA.KENGO.

28 l

noire cavalerie et notre artillerie étaient très-inférieures en nombre: il était donc hasardeuxde s’engager dans la plaine de Marengo. Sil’ennenw voulait rouvrir ses communications,et regagner Mantoue , c’était par la Stradellaqu’il fallait qu’il passât, et qu’il marchât surle ventre de l’armée française . Cette positionde la Stradella semblait avoir été faite exprèspour l’armée française : la cavalerie ennemiene pouvait rien contre elle, et la très-grandesupériorité de son artillerie était moindrelà que partout ailleurs. La droite de l’arméedu premier consul s’appuyait au Pô et auxplaines marécageuses et impraticables qui l’a-voisinaient : le centre, placé sur la chaussée,était appuyé de gros villages, ayant de grandesmaisons en maçonnerie solide; et la gauche,sur de belles hauteurs.

§ VII.

Dans la journée du ir, Desaix, qui revenaitd’Égypte , et qui avait fait la quarantaine àToulon , arriva au quartier-général de Monte-bello avec ses aides-de-camp, Rapp et Savary.La nuit entière se passa en longues confé-rences entre le premier consul et Desaix surtout ce qui s’était passé en Égypte depuis que