MÉMOIRES l)E NAPOLÉON.
le premier consul en était parti; sur les détailsde la campagne de la Haute-Égypte ; sur lesnégociations d’El-Arisch, et la composition dela grande-armée turque du grand-visir; enfinsur la bataille d’Héliopolis, et la situation ac-tuelle de l’armée française. « Comment, dit le« premier consul, avez-vous pu, vous, Desaix ,« attacher votre nom à la capitulation d’El-« Arisch?— Je l’ai fait, répondit Desaix ; je le« ferais encore, parce que le général en chef ne« voulait plus rester en Égypte ; et que, dans« une armée éloignée et hors de l’influence du« gouvernement, les dispositions du général en« chef, équivalent à celles des cinq sixièmes de« l’armée. J’ai toujours eu le plus grand mépris« pour l’armée du grand-visir, que j’ai observée« de près. J’ai écrit à Kléber que je rne faisais« fort de la repousser avec ma seule division. Si« vous m’aviez laissé le commandement de Tar-te mée d’Égypte , et que vous eussiez emmené« Kléber, je vous aurais conservé cette belle pro-ie vince , et vous n’eussiez jamais entendu par-te 1er de capitulation : mais enfin les choses ontet bien tourné;et Kléber,à Héliopolis, a réparé« les fautes qu’il avait faites /lepuis six mois. »Desaix brûlait de se signaler. Son cœur étaitulcéré des mauvais traitements que lui avaitfait éprouver, à Eivourne^ l’amiral Keith; il