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Tome premier. [1/1.]
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9.86 MÉMOIRES DK NAPOLÉON.

Le i3, à la pointe (lu jour, il passa la Scrivia ,et se porta à Saint-Juliano, au milieu de l’im-mense plaine de Marengo. La cavalerie légèrene reconnut pas d’ennemi; il n’y eut plusaucun doute qu’il ne fût en pleine manœuvre,puisque, s’il eût voulu attendre l’armée fran-çaise, il n’eût pas négligé le beau champ debataille que lui offrait la plaine de Marengô,si avantageuse au développement de son im-mense cavalerie : il parut probable que l’en-nemi marchait sur Gênes .

Le premier consul, dans cette pensée, diri-gea en toute hâte le corps de Desaix en formed’avant-garde sur son extrême gauche, avecordre d’observer la chaussée qui de Novi con-duit à Alexandrie : il ordonna à la divisionVictor de se porter sur le village de Marengo ,et d’envoyer des coureurs sur la Bormida , pours’assurer si l’ennemi n’y avait point de pont.Victor arriva à Marengo : il y trouva une ar-rière-garde de trois à quatre mille Autrichiens ;il l’attaqua, la mit en déroute, et s’empara duvillage. Ses coureurs arrivèrent sur la Bormida à la nuit tombante; ils mandèrent que l’en-nemi n’y avait point de pont, et qu’il n’y avaitqu’une simple garnison dans Alexandrie ; ils nedonnèrent point de nouvelles de l’armée deMêlas.

I