MAKENGO.
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Le corps de Lannes bivouaqua diagonale-ment en arrière de Marengo, sur la droite.
Le premier consul était fort inquiet; à la nuit,il résolut de se rendre à son quartier-général dela veille, afin d’aller à la rencontre des nouvellesdu général Moncey, du général Lapoype et desagents qui avaient été envoyés du côté deGênes,et qui avaient rendez-vous à oe quartier-géné-ral, mais la Scrivia était débordée. Ce torrent enpeu d’heures grossit considérablement, et peud’heures lui suffisent aussi pour le remettre enson premier état. Cela décida le premier con-sul à arrêter son quartier-genéral à Torredi Ga-rafolo, entre Tortone et Alexandrie . La nuit sepassa dans cette situation.
Cependant la plus horrible confusion régnaitdans Alexandrie , depuis le combat de Monte-bello. Les plus sinistres pressentiments agitaientle conseil autrichien ; il voyait l’armée autri-chienne, coupée de sa ligne d’opération, de sesdépôts , et placée entre l’armée du premierconsul et celle du général Suchet, dont les avant-postes avaient passé les montagnes, et com-mençaient à se faire sentir sur les derrières duflanc droit des Autrichiens. La plus grande ir-résolution agitait les esprits.
Après bien des hésitations, le 11, Mêlas sedécida à faire un gros détachement sur Suchet,