le reste de l’armée autrichienne restant cou-vert par la Bormida et la citadelle d’Alexandrie ;mais, dans la nuit du 11 au 12, Mêlas apprit lemouvement du premier consul sur la Scrivia . 11rappela, le 12,son détachement, et passa, toutle i 3 et la nuit du i 3 au i/J, en délibérations:enfin , après de vives et orageuses discussions,le conseil de Mêlas décida que l’existence del’armée de réserve lui avait été inconnue ; queles ordres et les instructions du conseil auli-que n’avaient mentionné que l’armée de Mas-séna ; que la fâcheuse position où l’on se trou-vait devait donc être attribuée au ministère ,et non au général ; que dans cette circonstanceimprévue, de braves soldats devaient faire leurdevoir; qu’il fallait donc passer sur le ventrede l’armée du premier consul, et rouvrir ainsiles communications avec Vienne; que si l’onréussissait, tout était gagné, puisque l’on étaitmaître de la place de Gênes , et qu’en retour-nant très-vite sur Nice , on exécuterait le pland’opérations arrêté à Vienne; et qu’enfin, si l’onéchouait et que l’on perdît la bataille, la po-sition serait affreuse sans doute, mais que laresponsabilité en tomberait tout entière sur leministère.
Ce raisonnement fixa toutes les opinions ; iln’y eut plus qu’un cri : Aux armes ! aux armes !