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et chacun alla faire ses dispositions pour 1^bataille du lendemain.
Toutes les chances, pour le succès de la ba-taille, étaient en faveur de l’armée autrichienne ;cette armée était très-nombreuse ; sa cavalerieétait au moins triple de celle de l’armée fran-çaise. On ne savait pas positivement quelle étaitla force de celle-ci; mais l’armée autrichienne,malgré la perte éprouvée à la bataille de Mon-tebello, malgré celles essuyées du côté de Gè-nes et du côté de Nice depuis la retraite, l’ar-mée autrichienne devait être encore bien su-périeure à l’armée de réserve. ( Voyez le ta-bleau ci-contre. )
Le 14, à l’aube du jour, les Autrichiens dé-filèrent sur les trois ponts de la Bormida , etattaquèrent avec fureur le village de Marengo.La résistance fut opiniâtre et longue.
Le premier consul, instruit par la vivacitéde la canonnade, que l'armée autrichienne at-taquait , expédia sur-le-champ l’ordre au gé-néral Desaix de revenir avec son corps sur San-Juliano. Il était à une demi-marche de distance,sur la gauche.
Le premier consul arriva sur le champ debataille à dix heures du matin, entre Sau-Juliano et Marengo. L’ennemi avait enfin em-
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porté Marengo, et la division Victor, après laMémoires.—Tome f. 19