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Tome premier. [1/1.]
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MARRNGO.

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un chef tant aimé. La neuvième légère , qui, là,mérita le titre d’incomparable , se couvrit degloire. En même temps le général Kellermann,avec 800 hommes, grosse cavalerie, faisait unecharge intrépide sur le milieu du flanc gauchede la colonne : en moins d’une demi-heure,ces six mille grenadiers furent enfoncés, culbu-tés, dispersés ; ils disparurent.

Le général Zach et tout son état-major fu-rent faits prisonniers.

Le général Lannes marcha sur-le-champ enavant au pas de charge. Gara Saint-Cyr, qui ànotre droite se trouvait en potence sur le flancgauche de l’ennemi, était beaucoup plus prèsdes ponts sur la Bormida que l’ennemi lui-même. Dans un moment, l’armée autrichiennefut dans la plus épouvantable confusion. Huità dix mille hommes de cavalerie, qui couvraientla plaine, craignant que l’infanterie de Saint-Cyr n’arrivât au pont avaut eux , se mirent enretraite au galop , en culbutant tout ce qui setrouvait sur leur passage. La division Victor seporta en toute hâte pour reprendre son champde bataille au village de Marengo. L’armée enne-mie était dans la plus horrible déroute; chacunne pensait plus qu’à fuir. L’encombrement de-vint extrême sur les ponts de la Bormida , oùla masse des fuyards était obligée de sc resser-