MÉMOIRES DE NAPOLÉON.
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rer ; et à la nuit tout ce qui était resté sur larive gauche tomba au pouvoir de la république.
§ IX.
Il serait difficile de se peindre la confusionet le désespoir de l’armée autrichienne. D’uncôté, l’armée française était sur les bords delàBormida , et il était à croire qu’à la pointe dujour elle la passerait; d’un autre côté, le géné-ral Suchet, avec son armée, était sur ses derriè-res, dans la direction de sa droite.
Où opérer sa retraite? En arrière, elle se trou-verait acculée aux Alpes et aux frontières deFrance; sur la droite, vers Gênes , elle eût pufaire ce mouvement avant la bataille : mais ellene pouvait plus espérer pouvoir le faire aprèssa défaite, et pressée par l’armée victorieuse.Dans cette position désespérée, le général Mê-las résolut de donner toute la nuit pour rallieret faire reposer ses troupes , de profiter pourcela du rideau de la Bormida et de la protectionde la citadelle d’Alexandrie , et ensuite, s’il lefallait, de repasser le Tanaro , et de se maintenirainsi dans cette position ; que cependant onchercherait, en ouvrant des négociations, àsauver l’armée par une capitulation.
Le 1 5, à la pointe du jour , un parlemeu-