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PIÈCES JUSTIFICATIVES. 3a3
sans-culotte, de cent trente pièces de canon ; descanots s’en sont approchés jusque dans le port, tandisque nous étions dans Toulon ; deux pièces de cam-pagne, placées sur le quai, les ont écartés. Déjà quatrefrégates brûlaient, quand les galériens , qui sont lesplus honnêtes gens qu’il y ait à Toulon , ont coupéles câbles et éteint le féu. La corderie et le magasinde bois ne sont pas endommagés ; des flammes me-naçaient de dévorer le magasin général, nous avonscommandé cinq cents travailleurs qui ont coupé lacommunication. Il nous reste encore des frégates, demanière que la république a encore ici des forces na-vales respectables. Nous avons trouvé des provisionsde toute espèce ; on travaille à en faire un état que^ nous vous enverrons.
' La vengeance nationale se déploie, l’on fusille à
force; déjà tous les officiers de la marine sont exter-minés; la république sera vengée d’une manière digned’elle : les mânes des patriotes seront apaisés.
Comme quelques soldats , dans l’ivresse de la vic-toire , se portèrent au pillage, nous avons fait pro-clamer dans toute la ville que le butin de tous lesrebelles était la propriété de l’armée triomphante ,mais qu’il fallait déposer tous les meubles et effetsdans un vaste local que nous avons indiqué , pourêtre estimés et vendus sur-le-champ au profit de nos^ braves défenseurs , et nous avons promis en sus un
million à 1 armée. Cette proclamation a produit le plusheureux effet. Beauvais a été délivré de son cachot ;il est méconnaissable; nous l’avons fait transférer dans
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