DIPLOMATIE. - GUERRE. 2()
île l’armée française se trouvait donc prêter leflanc au fleuve, pendant l’espace de cinq lieues.11 était bien délicat et fort dangereux d’enaborder ainsi le passage.
L’archiduc Jean avait porté son quartier-gé-néral à Oetting : il avait chargé le corps deCondé, renforcé de quelques bataillons autri-chiens, de défendre la rive droite depuis Ro-senheim jusqu’à Kuffstein, et de maintenir sescommunications avec le général Hiller, qui étaitdans le Tyrol avec un corpsde 20,000 h. Il avaitplacé le général Klenau avec 10,000 hommes àRatisbonne , afin de soutenir l’armée mayen-çaise, insuffisante pour s’opposer à la marched’Augereau. Son projet était, avec le reste de sonarmée ( 80,000 hommes ) de déboucher parWasserbourg , Craybourg, Mühldorf ,OeltingetBraunau, qui avaient de bonnes tètes de pont,de prendre l’offensive et d’attaquer l’armée fran-çaise. 11 passa l’Inn , fit un quart de conversionà droite sur la tête de pont de Mühldorf , et seplaça en bataille, la gauche à Mühldorf , ladroite à Landshut sur l’Iser. Le général Rien-mayer, avec ses flanqueurs de droite, attaquale colonel Durosnel, qui se retira derrière l’Tser.Le quartier-général autrichien lut successive-ment porté à Eggenfelden et à Neumarkt surla Roth, à mi-chemin de Mühldorf à Landshut .